Khamdy

 

Il vient d’un village éloigné et a fait beaucoup d’efforts et de sacrifices afin de venir étudier à Luang Prabang  Il a brillamment réussi ses examens finaux l’année dernière afin de devenir professeur des écoles. Le bout du tunnel était pourtant encore bien loin. En effet, au Laos, la plupart des postes dans l’administration sont payants.

 

Plus le poste est rapproché géographiquement des grandes villes, plus les prix montent. De surcroît, les nouveaux travailleurs  ne recevront pas de salaire durant 1 à 3 ans selon les situations. Beaucoup n’arrivent tout simplement pas à réunir la somme demandée et ne pourront pas travailler à ces postes, et ce indépendamment de la réussite du diplôme.

 

C’est le cas de Khamdy. Après plusieurs discussions avec lui, il a décidé de se réorienter. Au Laos, le chômage est quasi inexistant, mais les postes « bien rémunérés »nécessitent, pour la majeure partie des cas, la pratique de l’anglais.

 

Des cours sont disponibles mais onéreux. Soutenu par l’ASAS, Khamdy a  suivi des cours intensifs durant une année en parallèle de son travail actuel de gérant de magasin.  Il travaille dur et les premiers résultats sont prometteurs.

Juste un sourire

Jo 6 ans, Viekmay 3 ans et Taosit 2 ans sont des enfants comme les autres, à un détail près. Ces enfants, comme 1 sur 600 au Laos, sont nés avec une malformation labiale, appelée plus communément « bec de lièvre ».

Dans l'impossibilité d'être allaités ou nourris correctement, victimes de discrimination, ces enfants doivent subir une intervention chirurgicale souvent trop coûteuse pour leur famille. Peu de chirurgiens locaux sont formés à cette délicate opération, et peu de familles peuvent se rendre dans les grands centres hospitaliers pour y faire soigner leurs enfants. (Source AMADE : Association Mondiale des amis de l’enfance).

 

 

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L’ASAS a rencontré Jo lors d’une visite dans une école maternelle le mois dernier. Le hasard faisant bien les choses  mais doit-on parler de hasard ? il se trouve que le lendemain même de cette rencontre nous obtenions l’information qu’un chirurgien de renom, le professeur Christian Dupuis, serait en mission durant 2 semaines au Laos afin d’opérer des patients présentant ce type de malformation.

Puis tout s’est enchaîné très vite, il n’y avait pas une minute à perdre, car une telle opportunité ne se présente que très rarement : prise de contact avec le professeur, le chirurgien local, avec la famille pour obtenir son accord et organiser le déplacement de Jo sur Luang Prabang.

Lors du premier rendez-vous avec les chirurgiens, nous découvrons 2 autres enfants, Viekmay et Taosit, accompagnés chacun de leur père et venant de villages très éloignés. L’ASAS décide de les prendre en charge eux aussi.

 

Après les tests sanguins, l’opération de Taosit et de Viekmay est prévue le lendemain. Quant à Jo, son cas est plus compliqué (double fente labiale), son opération est prévue 4 jours plus tard. Durant ce temps, Jo et sa famille ont séjourné dans la maison de l’ASAS.

Nous passons régulièrement à l’hôpital afin de prendre des nouvelles des deux premiers enfants. L’opération est une réussite et quelques jours plus tard, ils peuvent regagner leur village avec un sourire digne de ce nom. Vient le tour de Jo. Bien que l’opération se soit très bien passée, une deuxième intervention sera nécessaire l’année prochaine afin que le résultat soit optimal.

Son séjour post-opératoire était également plus long que pour les 2 autres enfants, mais il a fait preuve de beaucoup de courage.

L’ASAS a raccompagné toute la petite famille au village la semaine dernière.

 

L’accueil y a été très chaleureux. Tous les habitants se sont pressés dans la petite maison familiale afin de prendre des nouvelles de notre petit protégé. Les deux parents étaient également très heureux de retrouver le village et allaient enfin pouvoir commencer la récolte de riz. En effet, le séjour à l’hôpital a été plus long que prévu et les champs, ma foi, ne se cultivent pas seul. Leurs champs de maïs et de riz sont  leurs seuls biens et le retard était déjà pris.

 

L’ASAS a donc entrepris d’engager des ouvriers pour les aider afin de pallier le retard et de ne pas mettre en péril leur unique source de revenu pour l’année à venir.

 

La suite de la prise en charge pour Jo est prévue l’année prochaine. Nous ne manquerons pas de vous tenir informés de la suite de son histoire.

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Retour à l'école

septembre 2016

 

Cette semaine, les enfants reprendront le chemin de l ‘école. La rentrée se prépare avec ses achats d’uniformes, cahiers, livres, et autres fournitures scolaires.

 

Par manque de moyens, tous n’aurons pas la chance d’obtenir l’équipement complet du parfait petit écolier. Mais pour d’autres, le problème est d’un tout autre ordre.

 

En effet, les enfants en âge de rentrer à l’école secondaire seront  peu nombreux à pouvoir s’y rendre. Explication : la plupart des villages possède une école primaire, mais les écoles secondaires sont souvent, quant à elle,  très éloignées et le simple fait de s’y rendre engendre un coût de transport (bateau, vélo, voiture, etc…) que la plupart des familles ne peuvent pas se permettre.

C’est le cas notamment de Kin, Ken et Kim, Ces 3 enfants, n’ont pas d’autre choix que d’effectuer 14km par jour  pour s’y rendre. Le trajet à pied est possible, mais beaucoup y renoncent.

 

En effet, le chemin est ardu et la chaleur accablante. Après discussion avec les familles, il a été décidé que les deux sœurs Kin et Ken viendraient s’installer à Luang Prabang où les écoles sont à proximité et ont le grand avantage d’enseigner l’anglais. L’ASAS finance à présent un logement afin d’accueillir des enfants dans cette situation. Cet endroit nous sert également de lieu de stockage pour le matériel que nous distribuons dans les villages.

 

La famille de Kim, quant à elle, a souhaité qu’il reste au village. L’ASAS a donc financé un vélo, les frais de scolarité ainsi que toutes les fournitures scolaires.

Ils ont tous les 3 hâtent de découvrir leur nouvelle école et de  continuer à avancer sur le chemin de la connaissance.