février 2017

Learning Center

Le learning center de Pakou a une utilité non négligeable dans la vie des villages environnants. En effet, ce petit centre remplit plusieurs rôles.

 

Il y a une partie qui sert de crèche, plusieurs enfants en bas âge y sont déposés tous les matins. Cela évite notamment aux bébés de passer les journées à la rizière sur le dos de leur maman. Deux personnes s’en occupent  et assurent au quotidien, les changes, repas, siestes et jeux d’éveil.

 

Une deuxième partie est la salle faisant office de bibliothèque et ludothèque. Les enfants sont nombreux à s’y rendre après l’école, durant le weekend ou encore durant les vacances scolaires.

C’est pour la plupart de ces enfants l’unique possibilité d’avoir accès à des livres, jeux, et également aux cours d’anglais qui y sont dispensés tous les soirs.

 

Ensuite, il y a l’extérieur, aménagé avec des jeux de plein air, et où de nombreuses activités sont proposées par les deux animateurs qui y travaillent à temps plein.

Il se trouve que ce learning center a été créé en 2008 par une petite association active depuis plus de dix ans au Laos. Elle a notamment  à son actif la construction de cinq learning center, des constructions d’école, de sanitaires et de dortoirs.

Une fois les bâtiments construits, ceux-ci n’engendrent aucune charge pour l’association (les petites réparations et rénovations étant assurées par les villageois). Mais ce n’est pas le cas des learning center. En effet, des salariés y travaillent et les fournitures scolaires (livres, jeux, etc…) sont renouvelées chaque année.

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L’ASAS a été informé que les cinq learning center allaient être fermés car le fondateur, gravement malade, ne pouvait plus assurer la recherche de fonds inhérente à chaque structure associative, et ainsi supporter les charges engendrées par les cinq centres.

 

Ayant appris la nouvelle, il nous semblait inconcevable que de telles structures, qui faisaient à présent partie du quotidien de centaine d’enfants et comblaient un manque si important au niveau de la culture, de l’éducation et de la cohésion sociale, puissent fermer leurs portes.

Un mouvement de solidarité s’est mis en place avec la collaboration de petites associations telles que la nôtre. Après plusieurs discussions, les cinq centres ont chacun trouvé une association qui s’engage à assurer son bon fonctionnement, tant au niveau du suivi des activités que sur le plan financier.

Et c’est ainsi que l’ASAS peut compter les deux premiers salariés depuis sa création. Mme Boun Hom, qui s’occupe de la crèche et des activités, et M. Hom, animateur, qui assure également les cours d’anglais.

Le learning center du district de Pakou peut à présent continuer ses activités si précieuses au service des mamans et des enfants des villages environnants.